Les écrans de la Diversité : Pride + Boys Like Us

10/10/2014

LES ÉCRANS DE LA DIVERSITÉ #1
Les différences liées aux orientations sexuelles
Le Cinéma de Beaulieu lance un nouveau moment régulier, de découverte et d'échange, autour de la «Diversité», notion riche et complexe qui participe du vivre ensemble. Et c'est l'orientation sexuelle qui sera au coeur de ce premier volet avec des films s'adressant au plus grand nombre.
Les Ouvreurs s'associent à cet événement qui devrait permettre de voir ou revoir les meilleurs films à thématiques LGBT que compte cette rentrée 2014. L'occasion aussi de se retrouver pour un moment de convivialité (lors des deux cocktails prévus) et de discussions comme Les Ouvreurs aiment à en organiser.

Projections organisées par Le Cinéma de Beaulieu,
En partenariat avec le Centre LGBT Côte d'Azur,SIS Animation - Ligne Azur et Les Ouvreurs

Vendredi 10 octobre à 19h
PRIDE
Royaume-Uni, 2014, 1h57, VOSTF anglais
de Matthew Warchus
avec Bill Nighy, Imelda Staunton, Dominic West
Sélection officielle à la Quinzaine des Réalisateurs & Queer Palm 2014, Festival de Cannes 2014
Angleterre, été 1984 - Pour répondre à la politique libérale Margaret Thatche, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d'activistes gay et lesbien décide de récolter de l'argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l'Union Nationale des Mineurs, embarrassée de l'origine de ces fonds, refuse cette aide inattendue. Le groupe d'activistes, les Lesbians and Gays Support the Miners (LGSM) ne se décourage pas et choisisse un village minier au fin fond du pays de Galles pour aller remettre l'argent aux ouvriers en mains propres. Ainsi débute l'histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose.


UN FILM GRAND PUBLIC PLEIN D'HUMOUR
Pride est avant tout une comédie qui, malgré un sujet grave, fait rire franchement, grâce notamment à un casting fabuleux mené par Bill Nighy et Imelda Staunton. Avec beaucoup d'adresse son réalisateur, Matthew Warchus, a su éviter le piège des poncifs et du sentimentalisme. «Pride a été conçu comme un film grand public, il y a cinq ou dix ans, cela n'aurait pas été possible» explique-t-il. «Le film montre que la politique signifie vouloir changer les choses. C'est vrai que beaucoup de choses ont fait marche arrière aujourd'hui, comme les législations anti-gays en Afrique ou en Russie, mais dans le même temps le mariage gay vient d'être légalisé en Grande-Bretagne. C'est une histoire pour inspirer les jeunes qui sont aujourd'hui plus désillusionnés que jamais envers la politique».

UNE HISTOIRE COMMUNE A REDECOUVRIR
A l'image du biopic que Gus Van Sant a proposé d'Harvey Milk, Pride nous révèle un épisode de l'histoire commune LGBT peu connu et jusqu'alors oublié. Malgré l'échec de la grève des mineurs, économiquement vaincus par l'intransigeance de Margaret Thatcher, le Royaume-Uni a changé. De rencontre en rencontre, une amitié indéfectible unie les membres du Lesbians and Gays Support the Miners (LGSM) et les mineurs et cette alliance s'avère un tournant important dans la progression des droits LGBT au Royaume-Uni. En effet en 1985, les mineurs défilent en tête de la Gay Pride londonienne et lors de la convention du Parti travailliste à Bournemouth, ils parviennent à faire voter une résolution réclamant l'égalité des droits pour les personnes LGBT. Stephen Beresford, à l'origine du scénario du film «a fait quelques recherches sur Google mais c'est en lisant des témoignages sur le militantisme gay que l'histoire a pris corps. J'ai interrogé des gens de l'époque et ils pensaient que cette histoire allait mourir avec eux». Le film préserve cette mémoire, notamment le rôle de l'activiste gay Mark Ashton, mort du SIDA en février 1987, à peine deux ans après la fin de la grève.

Séance suivie d'un cocktail offert par le Cinéma de Beaulieu
 

Vendredi 10 octobre à 21h30
BOYS LIKE US
France, 2014, 1h30
de Patric Chiha
Avec Florian Carove, Raphaël Bouvet, Jonathan Capdevielle
Trois amis gays, trentenaires névrosés, parisiens agités, perdus dans les montagnes autrichiennes. Entre sommets vertigineux et gouffres abyssaux, il est peut-être temps de faire le point sur leurs vies, leurs amours et leur amitié…
«Comme dans toute bonne comédie, le rire est ici une élégance, une politesse, qui laisse place à une veine plus grave, plus mélancolique où sonne l'heure des premiers bilans en cette phase de transit prolongé qu'est l'adulescence» LES INROCKUPTIBLES

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